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Remplir sa vie d’aventures toutes proches

Il y a très longtemps déjà, lors de l’ascension d’une voie de la Coucourde dans le parc du Mercantour, au cœur de l’arrière pays de Nice, j’étais tombé par hasard sur le livre d’or du refuge. Ce dernier faisait mention d’ascensions solitaires express réalisées par un certain Patrick Bérhault, un jeune prodige niçois du début des années 80. La discipline à laquelle il s’astreignait comme un gymnaste, m’avait alors fascinée. Elle était nouvelle, originale et ouvrait des domaines de progression inconnus (course, souplesse étirements, tractions, pompes etc.). Dans son sillage je me suis mis aussi à m’entraîner, tous les jours, jusqu’à parvenir à réaliser plusieurs tractions d’un bras sur un doigt de la main droite, faire le grand écart facial et courir plusieurs heures d’affilée. Ma jeunesse grandit avec le retentissement de ses exploits.

Un jour (j'ai alors 15 ans) que je gravis une voie difficile des Dentelles de Montmirail, je pars dans une variante complexe en traversée, je monte haut, j'hésite, tergiverse, fatigue, m'épuise et je chute à la sortie du passage dans une longue chute en balancer. En bas, livide, je retrouve un habitué des lieux qui me félicite pour ma vaillance:"Elle est pas donnée celle-là! C'est beau de la tenter. Mais il faut savoir qu'il y a quelques semaines, Bérhault l'a faite...et en solo!" (rires).
C'était cela Bérhault. Un écart incommensurable pour l'époque avec les normes classiques.

Des années passent. Et puis, un jour, je suis invité par les chorégraphes Laura de Nercy et Bruno Dizien au Centre National de Danse d’Anger, afin de suivre leur travail d’écriture artistique verticale. Patrick Bérhault est là aussi qui encadre et stimule l’entreprise. C’est pour moi une rencontre extraordinaire et magique. Durant une semaine, nous échangeons, et nous grimpons. Je lui fais part des premiers travaux de Solvebörn sur l’utilisation du réflexe myotatique inverse dans les étirements qu’il met aussitôt en application dans les séances d’étirement de retour au calme, qui prennent une dimension plus approfondie. En musculation, nous échafaudons des possibilités pliométriques appliquées à l’escalade : il expérimente immédiatement ses utilisations dans les mouvements complexes renversés dynamiques et les jetés, à un mètre du sol, à l’aide de quelques pauvres prises de résine sur un mur.
Souvenirs de quelques mouvements de bloc avec Bérhault à l'écart d'Angers, avec Yann Bérard, mon cousin, yeux grands ouverts devant la légende.

Patrick, j’ai gardé de toi ce goût de l’exploitation de l’univers proche. Comme lorsque tu t’es retiré quelques temps en Auvergne et que tu grimpais des sommets inaccessibles autour d’un simple caillou dont tu faisais le tour à n’en plus finir. J’ai appris avec toi à grimper d’un seul bras ou les yeux bandés…histoire de recréer un monde dans le monde, tout proche.

Je n'aime pas cette volonté farouche qui t'a fait quitter les tiens pour grimper les sommets, mais les hommes comme toi restent essentiels pour les autres.

Cette capacité à exploiter la moindre chose qui nous entoure, elle est précieuse. Fondamentale. D’autant plus que les contraintes écologiques resserrent aujourd’hui les gestes et les déplacements.

Savoir prendre ce que l’on a déjà sous la main, sans chercher toujours ailleurs. J’ai retenu ça de toi. C’est peu par rapport à tout ce que tu as donné. Mais c’est déjà beaucoup. Beaucoup plus que tu ne l’imaginais certainement. Lors de ses derniers projets, il affirmait que les Alpes étaient encore un terrain vierge pour les projets novateurs :
« (…) tu peux remplir ta vie d’aventure ici, sans aller chercher ailleurs ! » disait-il.
A nous maintenant de rejeter enfin ces rêves de papier glacé, fabriqués par des agences de voyage, et d’apprendre désormais à regarder autrement le monde autour…

Adieu grand homme, intègre.
Et merci surtout.
Pour tout.

Grimpeur éclectique et surdoué, Patrick Bérhault a ouvert la voie de l’alpinisme moderne. Léger et rapide. Il méduse le monde de l’escalade et la montagne dans tous les projets qu’il réalise. Ses enchaînements, ses solos et ses chronos laissent encore pantois par leur audace et leur avant-gardisme. Le 28 avril 2004, lors d’une tentative d’enchaînement dans les Alpes des 81 sommets de 4000m, en 81 jours, une corniche du Dôme de Mischabel le stoppe définitivement dans sa quête. Avec ce pan de neige qui dévale alors le vide, c'est un modèle d’intégrité qui disparait. Bérhault aura marqué plusieurs générations par son humanité et le courage assumé de ses prises de risque, et de position.

Ci-dessus la couverture du premier numéro de Vertical Roc pour lequel nous avons collaboré et dans lequel il retrace le plaisir de son escalade du dièdre de 90m dans la belle face ouest des Drus, tandis que quelques pages plus loin, je développe une approche didactique plus moderne de la progression en escalade...(voir l'article dans la rubrique Race Coach).












Voici le court texte retrouvé dans le sac de Patrick Bérhault.  Il transportait partout ces quelques lignes, comme pour garder son cap. 


« Le Courage.


Sachant que tout a sa raison d’être 
et que chaque évènement sert à nous faire évoluer, j’ai le courage d’aller jusqu’au bout de mes démarches spirituelles comme matérielles, car je suis confiant d’avoir de bons résultats.
L’Etincelle Divine qui m’anime 
sait ce qui est bon pour moi, je la laisse guider tous mes pas.

Je ne m’oppose pas à Sa volonté 
et je tiens bon coûte que coûte ».













Ce n'est pas fini !

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