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Eloge du combat…expression de l'identité de l'homme.

Franck Martini
BEES 2 boxe anglaise
BEES 2 boxe française
BEES Musculation
Compétiteur dans plusieurs disciplines.
A débuté la boxe tard, très tard, à 26 ans...comme entraineur, sans vraiment avoir d'entraîneur.
2ème aux championnats de France Universitaire, Vice champion de Provence de Taekwondo, Vice champion de Provence combat Savate. Toujours 2ème quoi...Poulidor.

Café du matin Franck Martini & Richard Sylla, la légende de la Boxe Française...

Le combat permet d’être libre. D’être libéré de la peur de ne pas savoir s'opposer, se défendre ou protéger les autres. Tous les combattants sont de grands inquiets je pense. La pratique permet de dissoudre en partie cette angoisse et de dédramatiser l’affrontement humain. Il permet aussi de vivre une intensité d'instant qu'il est exceptionnel de retrouver ailleurs...

Je me suis retrouvé à enseigner le combat très rapidement. Tout juste six mois après avoir débuté ! Le Conseiller Technique de la Ligue de Savate Boxe Française, Michel Salvetti, avait alors remarqué mes aptitudes possibles a enseigner, et m’avait proposé très tôt (6 mois après mes débuts), de développer un club (BF PARADIS à Marseille), ne comprenant au départ que sept adhérents. Michel Leroux m'a intelligemment poussé aussi, lui qui fut DTN de savate boxe française et désormais investi DTN dans le Sanda Olympique (Pékin 2008). Le BF Paradis de Fred Muller allait en une année compter plus de cent membres dont près de 70 goutèrent à la compétition, et moi avec ! En partant de loin, il fallait que j’apprenne très vite. La deuxième saison, le BFP était le 2ème club de Provence, mais une mutation au Val Fourré de Mantes la Jolie, en périphérie parisienne m’éloigna de la région PACA qui se développait avec des personnages au grand potentiel tels  Christian Robert, Rodolphe Redon (devenus des figures incontournables du pieds poings pour l'un et de la Savate BF pour l'autre) et tous mes amis dont Frederic Muller et Patrick Gelat. Avec l'écriture d'un travail fondamental sur l'enseignement de la savate "Espace pouvoirs contraintes et significations de l'action en boxe française savate. Codage et décodage du débutant au confirmé" exploité par la fédération (mais jamais cité en références de bien des travaux qui y ont fait appel, dont des CD...c'est dit), je pose les fondements d'un renouvellement des contenus d'enseignement aux brevets d'état et dans la conception des grades (dixit Claude Valadier alors DTN). Bien entendu vous ne trouverez très peu de référence à ce travail que beaucoup d'auteurs ont cherché à s'approprier (avec des erreurs malheureusement flagrantes...bref). Certaines terminologies usitées encore aujourd'hui sont issues de cet ouvrage abondamment illustré : j'ai ainsi crée  le thème du "débordement" en combat (en référence au rugby), et développé toute une progression à partir des informations visuelles et des processus de décision (je touche avant d'être touché, je ne suis pas touché et je touche, etc.). Il est aussi et surtout une réponse aux contenus bien trop pauvres développés à l'Université d'Aix Marseille (Luminy) par P. Béraut dont j'ai peu apprécié l'approche, où j'ai ensuite terminé mes études de 3ème cycle (neurobio).
Le CAPEPS en poche, je réussi l'agrégation lors de mon exil à Paris en accrochant au passage, une de mes plus belles rencontre en savate lors des finales du championnat de France Universitaire où j'élimine avec la manière le champion en titre et vainqueur de la Coupe de France fédérale. De Mantes à Créteil, j'ai tourné alors dans les clubs parfois "stranges" de la prériphérie parisienne, seul le soir, pour oublier le manque de soleil et retrouver la tension sympathique des fins de sparring avec les autres.... J’eu malgré tout la chance de croiser des entraîneurs de talent et/ou d'entraîner de grands champions en cours spécifique, en collectifs, en sparring, en compétition en clubs et au mythique INSEP en stage de l'équipe de France,
(Colombes, Clichy, Toac, Chevalier Roze, Bélier association, etc.) jusqu'au plus haut niveau. Je me suis aussi beaucoup consacré à ma femme Nathalie Asensi (championne d'Europe en combat de 1996 à 2000, et multiple championne de France et en Coupe de France).
Je me suis intéressé aux autres disciplines de boxe : le kick boxing que je connaissais bien pour avoir suivi la carrière d’un de mes adversaires devenu par la suite mon ami (Christophe Tendil, qui a été champion du monde contre J.Harris), le full-contact (découvert étant allé sparrer à Poissy au FKC de Renesson), la boxe thaïlandaise à Paris (Krongsack) puis à la belle époque de Fonvert chez Ali Sadok (avec l'excellent souvenir d’une leçon donnée "aux Oliviers" aux pattes d'ours à un Cyril Abidi attentif et surdoué, dont je reste intimement persuadé qu’il aurait pu être le vainqueur français du K1 !).
L’anglaise encore chez l'ex champion d'Europe pro Alain Torrente et Mourad Haddu l'entraîneur hors normes et témoin de mon mariage, avec Jacky Seri (vice champ de france pro), ou José Caja (CTR anglaise), la savate version speed avec Jean Marc Masson (et ses victoires en Coupe de France sur plusieurs n°1 mondiaux), et le mythe Richard Sylla devenu un ami.


Les stages d'entraînement aussi, notamment avec Bertrand Soncourt (le regretté champion du Monde de savate) venu préparer spécialement les championnats d'Europe avec Nat et moi à Sète, Sophie Girard, et Yanis Racine (champion du Monde savate) à qui je dois une côte enfoncée...merci! Les amis combattants exceptionnels: Mira Fathi, le surdoué Richard Thomas, Jacques Quaglia, Yves Fulconis... En 1997, je redescend enfin dans le sud sur mutation "à profil" pour développer le combat en milieu scolaire difficile avec succès.
Bon moment au téléphone où je refuse sous les yeux de ma femme les postes d'entraîneur national et de DTN proposés par Jean Houel, énarque à la Cour des comptes, alors Président de la Fédération Française de Boxe Française Savate et discipline associées (décision que je n'ai jamais regrettée). Idem en boxa anglaise après avoir été reçu chez Alain Bénet qui m'annonçait quitter l'anglaise pour le taekwondo. Le travail de journalisme papier avec RING WORLD de Benoît Ribon et à NETBOXE sur internet de Christian Chatainier où certains de mes articles dépassèrent rapidement les 100 000 connexions (voir la rubrique entraînement qui contient encore certains articles :http://www.netboxe.com/rep1/archive.php?cat=7)! Netboxe que je quittais aussi pour ne pas rentrer dans les compromissions de résultats que l'on trouve trop souvent en boxe. L'écriture pour le CNDP d'un article majeur pour l'enseignement de la savate et de l'anglaise en milieu difficile "28 boules de cuir et moi et moi et moi..."). Et puis le Taekwondo aussi, où à 37 ans, je mis encore le kimono en compétition avec un style certes assez efficace pour monter sur la deuxième marche Provençale, mais trop éloigné du classicisme coréen! J'ai toujours continué à suivre de grands champions de combat en préparation physique comme Mimoun Chent (champion d'Europe pro d'anglaise) Amar Mehdi (champion de France pro d'anglaise et d'Europe de full), et Jimmy Colas (champion de France pro et champ union européenne).
J'ai été jury du CAPEPS externe à Vichy à l'écrit et en pratique en Boxe française et anglaise durant 4 années.

J’ai aussi découvert le combat libre lors de la rencontre des frères Riccio, et le travail de vulgarisation du free fight des frères Shiavo avec Ring World, qui je collaborais. Un passage au Figth club de Sausset m'a fait découvrir un relationnel respectueux entre les partenaires d'entraînement...et le fait que ce mode de combat s'approche davantage de la "vérité" et du réel de l'opposition que les autres.

Le free-fight me paraît être désormais d’avenir du combat en terme de pratique physique. Il est complet, très technique, forcément efficace et demande une culture très étendue. Les techniques de self-défense annexes issues de la Savate Défense, du Pancrace et du Jiu-jitsu complètent ainsi un ensemble très exhaustif. Si les combats extrêmes doivent être réservés à l'élite...le reste est vraiment génial, et très proche des mathématiques avec des algorithmes terribles, à retenir et à ressentir en 3D !

J'ai été aussi et durant quatre années jury du CAPEPS écrit , oral et pratique, notamment en boxe anglais et savate boxe française, une expérience intéressante mais éprouvante, tant l'enjeu pour les étudiants était énorme (réussir signifiait devenir professeur d'EPS!).
Ci-contre, l'excellent Bertrand Soncourt que j'ai entraîné à Sète lors de sa préparation estivale pour les championnats d'Europe de Boxe Française.

Aujourd'hui, vingt ans après mes premiers coups de poings et de pieds, j’enseigne toujours le combat. J’entraîne toujours: en self défense et combat libre à Istres (Rimbaud), ainsi que des combattants de haut niveau. Et j’ai encore plaisir à « croiser les gants » dans mon club d’amis avec Francis Alary, et Michel Dias à Fos sur Mer (La Roquette). Que ce soit avec des débutants, des amateurs, des sportifs, des combattants issus de différentes disciplines, des membres de la BAC Nord, des intervenants en sécurité et protection des personnalités etc.
J’y ai enseigné un cours spécial « combat de percussion » (tactique, technique et stratégie). Mon ami Martial Deng, champion du monde de Qwan Ki Do et capitaine de l’équipe de France des arts martiaux vietnamiens (voir ses prestations aux Nuits des arts martiaux à Bercy) gère désormais les entraînements de self défense, travail au sol et projections, avec Francis Alary de la Lutte Contact.
On y trouve le respect, la chaleur humaine et la considération que l'on ne pense pas trouver lorsque l'on pousse la porte d'un dojo occidental.
Et pourtant...

En Juin 2008: retour aux sources! Sous la pression de notre entourage et des "gentilles demandes incessantes", nous avons décidé, Nathalie (ma femme) et moi-même de créer un club de Savate Boxe Française à Istres (2 x élue ville la plus sportive de France), en septembre nous dispenserons des cours ensemble au sein du FBI (Boxe Française Istréenne). Théoriquement, ce sera un club convivial et je couperais avec des années de compétition en tant que coach...
Nouveau challenge, et nouvelles joies en perspectives... A suivre sur http://bfistres.blogspot.com.









































2010: Retour sportif sur les rings pour Franck et Nathalie 
lors de l'Open Mondial de savate de Paris (qu'elle a gagné!), et en interclubs. 
















En Juin 2011, je tirerai le rideau du combat lors des premiers championnats de France de MMA grappling (sous les couleurs du team pancrace Istres de Laurent Lauzerat (lutte) et Damien Cardon (JJB) autorisant les frappes réelles au sol, les coups de coudes et de genoux, où j'espère combattre en catégorie vétéran - 75kg, une dernière fois avant de raccrocher les gants.


Juin 2011: le premier championnat de France de MMA est interdit! J'étais un des premiers inscrits, mais à 3 semaines du début de la compétition tombe une interdiction par le ministère de la Jeunesse et des Sports (Mme Joanneau spécifie qu'il s'agit d'une discipline sportive qui "provoque des troubles à l'ordre public" et qui "porte atteinte à la dignité humaine". 
(http://www.ikusa.fr/index.html/_/news/les-championnats-fsgt-interdits-r859#comments)
3 mois d'entraînement qui partent en fumée...à un poids de corps à 74,5kg pour 1m86. Prêt quoi.
Super! :(
Bon, retraite à revoir. Certainement en vétéran en Savate, pour mes 50 ans et quelques...

EN 2012, je replonge dans la Boxe Thaï et le K1 avec le coaching de Yaz Boussaha (classe A) qui bat par KO 2ème JM Garcia, champion d'Europe WKN de K1 lors du F1 Max en septembre 2012.


Yaz Boussaha (Classe A), Nicolas Subileau (team Bilos) Franck Martini (coachglobal) et Farid Villaume (Champion du Monde Boxe Thaï)


                                 



Franck au taff avec Farid , Nico et Yaz pour un travail du clinch et des coudes ...dur! ;)


 SAVATE DEFENSE: 2014 nouveau virage! je pars sérieusement dans la "boxe de rue" la self défense, et savate-défense avec Robert Paturel, intervenant, négociateur et formateur au RAID et GIPN durant 20 années.

J'ai écrit d'ailleurs une partie psychophysiologique dans son excellent dernier ouvrage "Boxe de rue 2"!.



Combat au couteau avec Robert Paturel...

Avec Robert Paturel, la légende du RAID.




Avec Farid Khider, pour son One Man Show au Festival d'Avignon. J'ai été au centre d'une belle polémique il y a quelques années sur Netboxe, alors que j'était rédacteur en chef adjoint. Sans connaitre Farid personnellement, et étant Marseillais, je fut le seul à m'insurger contre une décision des juges qui l'avaient donné perdant lors d'un championnat du Monde à Marseille, alors qu'en privé, tout le milieu était du même avis que moi mais fermait les yeux pour des raisons diverses...Du promoteur au moindre spectateur. Et je dis cela, sans enlever le mérite de l'adversaire de Farid qui était un vrai guerrier et un type extraordinaire de courage sur le ring. 
Bref, j'ai démissionné de mes fonctions pour marquer mon opposition à cette Omertà (et je suis Corse) en proposant de régler le différent en duel à l'ancienne... Tout c'est bien fini, notamment avec des gens dont je connaissais le parcours et que j'appréciais depuis longtemps. J'ai pris depuis de la distance avec un milieu qui ne respecte parfois ni l'honneur, ni la souffrance, ni les efforts, ni la justice sportive.
Et franchement, je ne le regrette pas.



http://www.lesinfosdufight.com/glory-france-2015-ce-quen-pense-franck-martini-46659/


Le combat: une véritable culture du peuple

Par Franck Martini

Marseille. Salle Vallier. GB17. Trouver une place pour la voiture… Peut-être là-bas, le long des rails de chemin de fer ? Passer sous le pont aux pierres sales… Avancer, reculer, empiéter sur un trottoir. J’ai de la chance… Des foulées rapides dans l’air du soir marseillais. Respiration. Des cuisines éclairées remontent des bruits de vaisselles et des discussions animées. Là-bas, un type énervé qui téléphone sur un balcon encombré. Des filles qui rigolent avec excès, vers des bâtiments serrés les uns contre les autres. Sans verdure. Des cris. Des invectives. Imagées. C’est Marseille… Regarder où on marche, éviter les trous, les marches et les entailles de la chaussée.
Et puis la salle Vallier. La lumière et les cris du public. Déjà. Je suis en retard. La queue à l’entrée. Je prends l’entrée VIP : le privilège des vieux… Récupérer son carton. Sourire au sourire de la belle qui accueille. Et la descente des escaliers vers le ring, vers le chaudron. Déjà bouillonnants où des corps affûtés se percutent dans les encouragements croisés. Retour aux sources. J’ai fait mon premier combat ici contre Christophe Tendil. Le guerrier. Première défaite. Je souris. Je suis un peu chez moi. Comme quand on revient jeter un regard dans son ancienne salle de classe de l’école primaire…
Aujourd’hui, 30 ans après, c’est un ancien partenaire de club qui accueille : Jacques Quaglia. Le Chevalier Roze. Les chassés légendaires de la Savate. C’est lui. Toujours engagé. La ligne impeccable. Sape dernier cri. Toujours la grinta et le sourire carnassier. Au bord du ring, je retrouve la silhouette massive et attentive de Loisel. Jérôme… La voix de la boxe. Une gouaille à la Audiard. Le passionné. La mémoire du combat. Le croyant. Le vrai malade des quatre cordes. Sous perfusion et relié en permanence au ring. Celui qui garde le flambeau levé au-dessus de la foule. Contre vents et marées. Toujours là. Présent. Le pieds-poings lui doit beaucoup. Enormément…
S’assoir avec les anciens, aux tables où les flûtes de champagne sont prêtes et où circulent les plats de petits fours tandis que du ring émanent des vibrations et des impacts. Ça va vite. Très vite. J’avais presque oublié ce paramètre qui me saisit. Que c’est rapide !…
C’est de la Savate Pro. Je vois, au détour d’un blocage tibia, la moue dubitative de Fulconis, l’ex champion du Monde dont je sens qu’il regrette l’académisme puriste de la Française. Mais ca va si vite et les gamins sont si forts…Difficile de ne pas être abasourdi. Un tournoi à trois tours ? Faire 9 reprises à cette vitesse ? En chaussures ? Avec ces impacts si chirurgicaux ? C’est une performance formidable. Stupéfiante. Les gamins jouent leur place ce soir pour les finales d’un tournoi qui laissera un peu moins de 30 000€ dans la besace du vainqueur.
Ça commence à faire pour certains combattants qui ont tout sacrifié pour atteindre le niveau international. Enfin. Pouvoir gagner sa vie sans se brader dans des organisations qui laissent au placard parfois les règles de la déontologie. Là, c’est carré. Tu gagnes d’abord ta place, et tu gagneras ensuite du fric. Si tu passes. C’est la logique du jeu ce soir. Dure et impitoyable. Et les mecs ont tous envie de passer. Pas même pour le fric d’ailleurs. Juste parce que l’engagement leur fait vivre des moments de combat d’une intensité telle que leur vie en restera imprimée. Marquée. A jamais. Voir la gueule de six pieds des anciens qui restent pantois devant le courage de ces jeunes qui, touchés, parviennent à inverser le cours des choses. Qui restent lucides lorsque les bras ne veulent plus monter et les jambes plus bouger.
Les yeux brillants de Franck May, dans le coin, l’éponge prête à être lancée en finale, tandis que son protégé est en difficulté. Le voir retenir son bras, attendre un peu, juste un peu. Et sentir qu’il ne faut pas maintenant. Surtout pas. Lui laisser finir son histoire parce qu’il n’est pas en danger et qu’il va tirer de ces instants terribles et transcendants, l’essence qui fera de lui le champion de demain. Et surtout l’homme de demain.
Parce qu’il va apprendre là, en quelques minutes, que ce d’autres n’apprendront jamais en deux ou trois vies. Faire face. Rester debout. Ne pas lâcher. Croire en soi. Insolemment mais avec humilité. Vouloir être, même si l’on n’est pas encore. Se construire en résistant à la destruction. Comment expliquer çà ? Doit-on d’ailleurs l’expliquer ? Le peut-on ? On le sait en tout cas. Tous. Et on le partage. Dans les applaudissements debout. Les moues respectueuses, les gestes de stupéfaction, les mains qui dans le public se saisissent la tête, les yeux grands ouverts…
Pas besoin de France Culture, de conférences, de bouquins, de grandes théories…le savoir est là, devant nous, dans les tripes de ces gamins sur le ring qui exploitent et transmettent l’art du combat dont ils ont hérité le goût. Que les anciens leur ont transmis. Et qu’ils démontrent dans leur chair. C’est ça la culture ! Pas seulement la gestuelle. Non, c’est le sens de vivre. C’est ressentir l’amour de ce qui est donné, reçu et partagé ensemble. Les valeurs qui nous font tenir debout ensemble. Finalement les musées ne contiennent que de la culture morte. La culture vivante, elle est là. Devant nous. Et en nous.
Et c’est elle qui nous fait sentir vivant.
Dehors, je marche dans la nuit. Respiration. Marseille se calme peu à peu et éteint ses lumières aux fenêtres. J’enfile ma veste. J’ai appris encore. Comme chacun de nous.
Et j’ai senti la vie. La vraie. Sauvage et belle. Magique. Grande. Humaine. Fantastique.
Merci…

Légende:
Cours de percussion : Franck Martini avec Richard Sylla, en procédure de sortie pieds poings (Chute Boxe) sur un combattant athlétique de grand gabarit, après esquive d’une technique de rapprochement-saisie de jambes en Lutte Contact (Fos). A Lisbonne, en stage de boxe. Plus bas à gauche (oui, je sais la coupe de cheveux...), en tant que directeur du Stage préparatoire aux Championnats d'Europe de l'Equipe de France à l'INSEP, avec comme cadre associé l'excellent Jean Claude Félicie (champion du monde de Savate et de kick-boxing), A doite, en noir, le champion Christophe Tendil qui fut mon meilleur souvenir de combat (que j'ai perdu aux points!) et qui est devenu depuis mon ami. Avec la casquette de SPORTSERVEUR: Richard Sylla, le mythe! Parrain du club FBI où j'entraîne. Plus bas avec Damien Riccio qui, en défiant courageusement et en prenant le dessus sur Robin Gracie (de la famille Gracie à l'origine de l'UFC et du Jiu Jitsu brésilien) dans les règles traditionnelles du Vale Tudo m'a engagé très modestement sur la voie du Free-fight. Au bas, ambiance relax, lors d'une préparation d'un combat au K1, avec Damien (noir), Mathias Riccio (bandé) et Jérôme Lebanner (debout). En cerclé de noir avec Yaz, Nico et Farid, et lors d'un travail du clinch et des coudes avec Farid Vuillaume...et enfin, deux papiers sympathiques à mon égard de mon ami Jérôme Loisel, bible vivante et figure référence de la boxe pieds poings.
Ci dessous le défi en Vale Tudo devenu mythique de Damien face à Robin Gracie (Brésil team Gracie JJB) à Perpignan (âmes sensibles s'abstenir...)

Ce n'est pas fini !

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