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Le plaisir d’apprendre à sauver…


SAUVER ET APPRENDRE A SAUVER...



Sauvetage
Plage du Lisay, les Portes en Ré, Ile de Ré.
L'expérience du sauvetage par Franck Martini.


Ete 2001, si mes souvenirs sont exacts. Il y avait un avis de tempête au Lisay à l'île de Ré. 3m de vague en moyenne. Drapeau rouge. Pas de sauveteur sur la Zone rocheuse du Lizay. Je rentre d'une tentative de sortie en surf. Pas moyen de passer la première barre de vagues trop puissantes. J'entends des cris de la plage. J'attache mon surf au sol avec une large pierre et je m'approche. 
Un groupe de personnes hurlent vers le large. J'aperçois une forme humaine en transparence dans la vague énorme qui se creuse et qui casse à plus de 100m de la plage, sur une barre de rocher. Un jeune homme me tourne alors autour et m'aborde 
- monsieur je crois qu'il y a quelqu'un qui se noie!
 Je reste sceptique, il semble s'agir d'un défi, il y a tant de monde regroupé et personne qui bouge... 
Le jeune revient vers moi 
- monsieur, il y a ma soeur qui se noie!".
 je le regarde interloqué. 
- Tu n'as pas de parents?
- Si, ils sont là, il m'indique un couple dans l'eau à mi cuisse qui tend les bras dans le vacarme vers la vague assassine, mais ils ont peur d'y aller!
Je sens que là, c'est du sérieux. 
- T'inquiète pas, j'y vais!
Je remonte le cordon de la combi et je plonge dans les vagues qui déboulent très rapprochées, et si hautes...
Je regarde la plus haute vague qui se creuse et explose au loin...
Si creuse.
4m.
Peut-être plus parfois...
Gros baston ...
Parvenu enfin à 20 m de la jeune fille, je l'entends qui hurle
- au secours!  au secours! 
Je sens une décharge qui me cisaille les jambes. La peur. Là, ça y est , j'y suis! Passe un hélico au dessus de moi. 
Derrière la barre de vagues, un bateau qui reste au large. Les pompiers viennent d'arriver en camion mais n'ont pas le matériel requis. Ils restent en haut de la dune, au parking et observent la scène. 
J'arrive sur la jeune fille, la vacarme des vagues et du vent est montrueux. Je ne peux parler qu'à peine. Essoufflé. Prise sauvetage. Rétropédalage. Echec. Aspiration trop forte. Le mur d'eau nous retombe dessus. Je lâche. Je reprends. Mur d'eau. je relâche. Elle crie. Energie du désespoir. 
C'est bientôt la fin. Elle s'épuise. Je le sens dans mes tripes. Sa peur me contamine. Mais je lutte. Je sens qu'à mon tour je ne pourrais pas me battre bien longtemps. Revenir seul sera déjà un sacré exploit. Je ne vais pas crever dans l'eau comme ça. J'ai une fille. Il faut revenir vivant. 
Alors je me bats. Encore une vague qui creuse, énorme, marron, elle brasse la sable dessous alors que je n'ai pas pied et de beaucoup, je la vois dans mon dos, elle me soulève, monte au dessus de moi, reste en suspension puis se précipite sur nos tête...je lâche...Elle retombe, monstrueuse. Je me mets en garde de boxe et je regroupe les jambes...j'encaisse...combien de temps? Je ne sais pas. Longtemps sous l'eau.  Dans la machine à laver...Je ressors enfin....la gamine est déjà dans l'écume la tête haute, bouche ouverte vers le ciel...ça craint ...il faut sortir de là, vite sinon...
Je saisi son poignet et je rétropédale, fort, le plus fort que je n'ai jamais fait de ma vie...je l'arrache à la vague pour une dernière tentative et puis, si j'échoue, je tenterai ma chance seul ensuite pour revenir à la plage. Je tire...je tire...je tire...La vague creuse, monte et ... casse dans le dos de la gamine! La chance. Enfin. Juste ce qu'il faut pour limiter l'aspiration qui nous reprend... On est assez loin du danger cette fois. On va s'en sortir. Ca y est. Je lâche. Je n'en peu plus. La foule arrive dans l'eau et ramène la jeune fille. Je reste dans l'eau en glissant doucement vers la vague qui creuse encore derrière, au loin. Personne ne se soucie de moi. Je lutte pour tenter de me redresser. Ca dure une éternité. Hébété, je lutte pour gagner des centimètres dans ce sol qui se dérobe sous mes pieds en graviers fuyants. J'y parviens. C'est inhumain. Mais j'y parviens. Je suis exangue. 
Le garçon envoie un signe furtif de remerciement, de loin. 
C'est fini. 

Le lendemain, les pompiers et les gens dans le marché qui s'étire paisible dans les rues blanches auront des mots admiratifs pour le "type en combi rose qui a sauvé la fille de 14 ans". 
Je reste discret. 
La tante de ma femme, Francette, me rapporte les propos du marché des Portes en Ré... Je souris. Je sais que j'ai fait une grande chose, une belle chose, mais je sais aussi que j'avais décidé de tenter une dernière fois de sauver la gamine. J'aurai pu tout aussi bien échouer. Je sais que j'ai eu beaucoup de chance d'y parvenir sur ce dernier essai. 
Et de revenir entier. 
De la chance qui te rend humble. 

Franck.

DANS L'ENFER DE VERDUN...
Les racine de mon engagement en secourisme.

Mon arrière grand-père Henri Bérard était un modeste boulanger de Marignane. Il fut aussi un fameux "poilu" durant la guerre 1914-1918. Lors l'enfer de la bataille de Verdun*, la plus terrible bataille de l'histoire moderne, il avait choisi d'être brancardier secouriste.
C'était un as des bandages express en torsion, des recoupements, des passages en épi et etc.
Est-ce son souvenir qui m'a engagé à faire ma part du boulot dans le domaine de l'aide aux autres? Je n'en sais rien. Mais son exemple m'a beaucoup marqué. Son courage aussi.

Courir avec les brancards d'agonisants sous les bombes et les tirs ennemis, aider les autres à tenir sous la mitraille...
Un héros aux mains propres.
Je pense à lui souvent.
C'est pour ça que je forme en secourisme.
Pour en perpétuer l'esprit.

*Verdun de fut une année terrible dans les tranchées et un "champ d'honneur" de 500000 morts Français et Allemands...



PERPETUER L'ENGAGEMENT D'AIDER LES AUTRES...
Devenir professionnel du sauvetage et enseigner...

La vie ne tient qu’à un fil. Ténu. La nature nous a ainsi fait que nous sommes capables de supporter plusieurs années de suite des charges de contraintes extraordinaires, et tout autant de nous éteindre comme une bougie vacillante dans le souffle d’un vent léger.
Heureux alors celui qui peut quitter ce monde dans son lit, entouré des siens, après avoir fait son temps ! Pour les autres, la maladie ou l’accident nous attendent au tournant.
Alors comment préserver le souffle de vie lorsque un destin malheureux fauche l’un de nous ? Et bien, il faut avoir appris à sauver ! C’est le gage d’amour et d’attention que personne ne peut plus nier. Lorsque je peux secourir n’importe qui, ma valeur devient indéniable au milieu des miens, car je peux rallumer cette flamme qui vacille pour l’un d’eux, (autant que la situation me le permet).
Apprendre à sauver nécessite, en ce qui concerne les procédures que j’ai enseigné, dix huit heures de formation, puis, des « piqûres de rappel » environ tous les deux ans. A cette compétence, il faut ajouter une dimension de prévention qui remonte en amont de l’accident et qui prépare le terrain d’un véritable « préventeur ». Par delà l’entraînement de sportifs ou l’aide apportée à des personnalités en recherche de développement, une des satisfactions professionnelles les plus intenses est bien celle où le formé vous remercie avec l’intensité et la joie de celui qui a appris quelque chose de fondamental et dont l’absence lui pesait énormément.


A ce jour j’ai encadré, avec mon ami Patrick Brun, la formation validante de plus de 1500 adultes (personnels d'enseignement, maintenance, technique, cadres etc.). Lors des phases d’apprentissage, nous avons, développé un format de stage labellisé par l’INRS où le poids des expérimentations en situation est énorme (plus de 25 situations d’accident). De même, nous avons établis des contraintes de formation afin de vivre d’une manière euphémisée mais énergétiquement proche de la réalité, une situation de secours (exemple : test de réanimation cardio-pulmonaire seul durant 7mn à raison de plus de 3 cycles d’insufflation et de compression thoracique [30-2]). Nous plaçons donc les stagiaires dans des situations où l’analyse est au terme de la formation, difficile et la prise de décision complexe et affectivement connotée, (puisque tous les autres formés sont participants et observateurs !).

A ce jour, la motivation et les retours extrêmement positifs concernant cette formation que nous avons mis en place avec (à ce jour, la deuxième plus importante de France en terme de formation continue des personnel de l’Education Nationale tous secteurs confondus !), sont les satisfactions professionnelles parmi les plus gratifiantes que nous ayons vécu. Peut-être aussi ai-je été sensibilisé très tôt par le décès et les accidents dans les pratiques à risque, ou en tant que professionnel du secours?

Toujours est-il qu'apprendre à sauver reste une des missions les plus nobles pour chacun d’entre nous.
Cela rend le fil ténu de la vie, bien plus épais et plus solide.
Permettre d’étirer la longueur d’une vie, au cas où…
C’est extraordinaire.
Un privilège.
Un privilège à partager par tous.
Absolument.


Réanimation cardio-respiratoire en groupe de travail de formation continue (7mn avec comptabilisation des cycles et respect des procédures et de la qualité du geste de secours), à gauche Franck Martini en intervention réelle en tant que Nageur Sauveteur en poste de secours sur le Plan d'Eau du Lac d'Embrun (conditionnement d'un noyé de plus de 20 jours en eau douce), et enfin, avec Patrick Brun dans une démonstration spécifique au très jeune enfant (moins d'un an), photos FAST (Formaction Sport). Enfin, une vidéo d'entraînement en sauvetage héliporté (Gorges du Verdon).

Ce n'est pas fini !

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