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Coacher en situation critique…La boxe pro avec Mehdi Amar.









Au-delà des situations plus communes de coaching global (remise en forme, entraînement régulier, expérience de la maîtrise émotionnelle, de l’expression artistique ou culturelle), je travaille toujours avec certains d’entre nous qui ont à relever des challenges « risqués ». Bien entendu, il y a une dimension très subjective quant à l’évaluation de la prise de risque. Pour ma part, je positionne avant tout, celle qui peut porter atteinte à notre intégrité physique, bien avant la prise de risque intellectuelle ou émotionnelle, malgré que leurs conséquences puissent être tout autant destructrices. Mais le danger n’est pas immédiat. Car le but est bien en premier lieu celui de sauver sa peau, même d'une manière euphémisée (en boxe, nous sommes à la limite...), et de se préserver tout en sortant vainqueur, c'est-à-dire en ayant gagné et appris quelque chose sur soi, dans l’affrontement à l‘obstacle.

Aujourd’hui, c’est avec Mehdi Amar que je travaille, jeune champion de France des super moyens en boxe anglaise professionnelle.diplômé d’Université en Marketing, est à ce jour invaincu et représente un des espoirs français de la boxe, au niveau international.
Nous avons préparé ensemble (avec Mourad haddu, son coach de boxe qui l'entraîne techniquement et tactiquement jour après jour) et relevé certains de ses difficiles challenges (ses dernières victoires au championnat d’Europe pro de Full Contact et au championnat de France professionnel de boxe anglaise (ci contre). Il boxe régulièrement sur Eurosport et en direct sur Sport+...

En situation critique, lors d'un combat, Mehdi est capable de faire l'effort de s'adapter aux consignes: lors du championnat d'Europe, il m'a glissé que sans mes conseils dans le coin, il aurait eu grand mal à terminer les 10 rounds. Flatteur. Mais plus pour lui que pour moi! Car être capable du tour de force de s'adapter en situation critique extrème, c'est une compétence rare. Faire en zone rouge, ce que l'on n'a fait jamais auparavant : c'est exceptionnel, même si l'instinct de survie nous y pousse parfois. Tout comme Mehdi qui voulait finir et gagner à tout prix, dans une discipline où il est,un presque novice.


Aussi, à sa demande, et celle de son entraîneur (Mourad Haddu), j’ai procédé à une évaluation des aptitudes et des ressources à mobiliser puis développer. Je passe rapidement sur les objectifs techniques proprement physiques (en pliométrie et en gain d’explosivité, ainsi que sur la tactique et l’approfondissement du travail de contre et de préparation et sortie d’attaque). Nous avons entrepris un très gros travail en "extrem training" et "chariot-boxing"pour développer les aptitudes cardiovasculaires et musculaires. Une partie importante est référée à la maîtrise respiratoire et au contrôle « émotiono-gestuel » , qui caractérise pour moi, les sessions en situations réelles où les émotions parasitent négativement les gestes. Dans cet esprit, rappelons qu’au quotidien, la peur peut tout aussi bien nous pétrifier ou nous dicter des comportements plus ou moins inadaptés (par exemple : freiner à tout rompre sur la route à la vue d’une voiture qui dépasse en face, ou donner des coups de volant brusques à l’apparition d’un animal en vision périphérique, etc.).
La séance d’aujourd’hui avec Mehdi, consiste, après un difficile entraînement à base de contractions statiques et dynamiques, à développer un mode respiratoire différent dans le retour au calme, et exploiter les parties basses des poumons qui restent par trop inactives avant que les exigences énergétiques ne les stimulent. Faire ressentir la sédation de l’activité « gamma » lors de l’expiration, le placement contrôlé de l’expiration et les temps courts de rétention en apnée qui permettent une prise de conscience du travail du diaphragme que l’on doit muscler, ainsi que des muscles respiratoires.
Même pour un champion confirmé, les procédures d’acquisition restent lentes et progressives. La position allongée dans un premier temps permet de mieux se centrer sur les phénomènes de la respiration, sans que celle-ci ne soit parasitée par d’autres évènements. Progressivement, nous allons intégrer ce travail aux mises en situations plus dynamiques jusqu’à terminer, en situation réelle d’affrontement.
Et là, Mehdi sera certainement près pour le grand jour. Nous sommes à un mois 1/2 du "Grand Tournoi" des 16 meilleurs poids super moyens, qui va se dérouler tout au long de l’année 2008 (au Cirque d'Hiver et en direct sur Canal+), et qui récompensera le meilleur boxeur de plusieurs catégories engagées ensemble.

Maintenant, (à 5 semaines du tournoi, avec un voyage aux USA très perturbant pour la préparation) il est temps pour moi de me séparer d'avec Mehdi, car les interférences entre tous les acteurs sont incompatibles avec mes méthodes de travail. Si les boxeurs sont des personnalités intéressantes, la préparation telle que je la conçoit, se heurte souvent aux prétentions logiques des promoteurs en terme de vision de carrière , et aux mirages qu'ils font naître ...
Et je ne me bat jamais contre les mirages.

Deux ans de travail (par intermittence) en tenant compte du boxeur, des aléas du calendrier des égos et des humeurs de tous. Pas facile du tout mais formateur pour mieux connaître la nature humaine autour ! Vraiment. Résultats rendus possible par l'amitié, et elle seule. Presque un travail d'équilibriste parfois. Un peu épuisant nerveusement.
Mais ma part personnelle de boulot est largement faite.
Et bien faite. Je ne pourrai pas faire mieux dans les conditions qui viennent.

C'est à Mehdi maintenant de prouver ce qu'il a à prouver. J'ai participé à lui en donner les moyens, dans la mesure de mes possibilités et du contexte. La route prise à ce jour ne me convient plus et le mélange des styles de travail avec le rapprochement des décideurs en boxe de Canal+ ne rend plus possible l'évaluation des charges de travail. J'en ai fait part a Mehdi, et il a bien compris ma décision, même s'il m'a avoué la regretter. Il est des moments où certains choix douloureux peuvent servir à ouvrir les yeux de l'autre...
J'espère qu'il fera une longue mais prudente route.
Cet homme a des qualités qui, si elles sont exploitées un jour véritablement, pourrait le mener loin...
Mehdi Amar a un fond humain qui ne laisse pas indifférent. J'aurai vraiment aimé qui puisse aller haut et loin, pour lui et pour les siens.

Mehdi, je te quitte invaincu.
Que tu le restes...


En haut, Amar Mehdi victorieux lors du championnat d'Europe de Full Contact contre Markus Rakuninen (finlande), et la fête en famille. A droite Medhi et Franck Martini à Bercy, invités par Michel Acariès, puis Mehdi avec Laurent Goury lors de la finale du championnat de France des super moyens en professionnel (boxe anglaise). Au centre, lors d'un travail respiratoire de fin d'entraînement au CS Savinnois Marseille Nord La Savine (Haddu-Kaysergym). En bas à droite, le coin avant le combat, et plus bas, en "Xtrèm Cardio" à St Blaise, près d'Istres, Mehdi en préparation cardiovasculaire en Super Walking, ou encore avec des sparrings en travail concentrique aux escaliers). En bas, à gauche , Mehdi motivé comme jamais, et à droite plus haut, l'affiche du premier combat du tournoi. 




Quelques années de plus pour le tandem Amar Mehdi et Mourad Le Kayser. Après des haut et des bas, les deux amis reprennent la route des rings avec des rêves de retour au premier plan. 
Les voir ensemble me fait toujours vibrer!...






MEHDI AMAR: ''JE DOIS FAIRE MES PREUVES''
Nous avons rencontré Mehdi Amar : souvenez vous, il y a deux ans, il était resté longtemps en tête du classement des internautes pour le trophée du meilleur espoir Netboxe. Alors néophyte, le jeune combattant Marseillais fait désormais son bonhomme de chemin entre les cordes avec un palmarès vierge de défaites (12 victoires dont 8 expéditives).
Le 24 novembre, aux Pennes Mirabeau, il disputera sa première finale de championnat de France. Les ventes des « billets club », sont déjà épuisées depuis longtemps… Selon Robert Safrani, l’organisateur, l’engouement pour la classique réunion annuelle des Pennes Mirabeau est encore plus important qu’à l’époque de Mehdi Shanoune !

Avec deux années de plus, Mehdi Amar n’a pas dérogé à sa ligne de conduite : loyauté, fidélité, humilité et respect. Peu de chances de voir ce boxeur faire dans la surenchère avant ce combat, attendu pourtant depuis longtemps par nombre de marseillais.

NB: Medhi, nous t’avons quitté alors que tu étais un des jeunes espoirs « Netboxe » de notre « Contender » par internet, il y a près de deux ans. Quel a été ton parcours depuis ?
MA: J’ai cherché à progresser étant donné que je pars d’assez loin et que je ne suis qu’un tout jeune dans le circuit. J’ai eu des combats difficiles et d’autres moins. Cela m’a confirmé dans le fait qu’il ne faut jamais dévaloriser un adversaire ou le sous estimer. Pas simplement parce qu’il peut être plus fort que je ne le pense, mais plutôt parce qu’il est là, face à moi, entre les cordes. La boxe est une expérience identitaire. Si on monte, c’est que l’on a tous une raison très personnelle de le faire qui nous structure. Je ne peux pas prendre à la légère l’investissement de mes adversaires. Je respecte chacun d’eux dans sa démarche d’homme, et dans le choix difficile qu’il réalise. Cette épreuve n’est pas donnée à tous, et au terme, je sais aussi que nous ne seront que bien peu d’élus…

NB: Quel a été ton combat le plus difficile ?
MA: Aucun ! C’est un plaisir de monter sur le ring. Une joie profonde. Un besoin. Je suis toujours impatient ! La difficulté vient plutôt de l’entraînement. Mais j’ai fait beaucoup de progrès à ce niveau. Je me gère mieux, j’accepte davantage les contraintes. J’ai appris aussi en sparring notamment avec les trois champions du monde avec qui j’ai mis les gants à Barcelone ou à Hambourg. J’ai appris qu’on peut apprendre de tout le monde. Il suffit d’être ouvert et de rechercher des solutions que l’on a sous les yeux, ou en soi.

NB: Tu as toujours le même entraîneur depuis tes débuts...
MA: Le Kayser ? Toujours ! J’ai une confiance absolue dans mon équipe. Elle est très réduite et constituée de proches, d’intimes qui ne sont pas là pour glaner quelque reconnaissance ou quelques billets. Personne ne boxe par procuration ici. Ils sont là pour moi. On est une famille. Daniel particulièrement, Bernard, Mourad et d’autres ont construit notre salle d’entraînement de la Savine de leurs propres mains dans les restes d’un vieux parking en sous sol. Et elle commence à avoir une sacré belle allure ! Et puis nous nous sommes professionnalisés. On a structuré mon travail afin que je puisse concilier mes études de marketing (troisième année) et ma vie de famille.
Franck Martini, mon préparateur physique construit le contenu de mes séances à l’approche des matchs importants. Quant au Kayser, il me suit tous les jours de l’année : il cultive une forme de combat assez rude, donne la leçon et façonne le mental comme personne. Je ne vois pas comment je pourrais être mieux entouré. On garde tous les pieds sur terre, et je n’ai jamais prêté attention aux chants des sirènes ! Si je suis bon, ça suivra, sinon, j’aurai vécu une belle expérience.

NB: Comment vois-tu ton combat pour cette finale du championnat de France ?
MA: Difficile. Très difficile. Je boxe un homme expérimenté, qui bouge beaucoup et donne énormément de coups. Je souhaite que nous ayons un combat clair et loyal, sans accrochages. L’arbitre sera, je pense, très vigilant sur ce point parce que c’est ce qui fait la qualité d’une rencontre. Et la boxe anglaise a besoin aujourd’hui de redorer son blason auprès du grand public. De mon côté, je boxe en tout cas avec le fair-play et le « spirit » des premiers boxeurs anglais : être un gentleman avant tout… La boxe n’est pas un sport de voyous, c’est un sport d’hommes qui acceptent d’endurer une souffrance et une agressivité que ne peuvent accepter nombre de personne. Pour cela, nous devons garder le contrôle de nos émotions. Et nous battre avec la forme, et ne pas être seulement focalisé sur « une gagne à tout prix ». Ce dernier aspect, est la porte ouverte à toutes les dérives.

NB: A tu suivi une préparation particulière pour ce combat ?
MA: Nous avons pris l’optique d’une approche différente de ce qui se fait classiquement en boxe. J’ai plus travaillé le qualitatif. Je ne calcule pas en nombre de rounds de sparring. La quantité ne fait pas la qualité. Nous avons cassé les repères habituels et tenté de progresser sur le sens tactique. Parce qu’à ce niveau j’ai aussi du travail à abattre ! Par contre, je suis tout à fait capable de prendre plusieurs jours de repos sans culpabiliser, et même de jouer au basket, sans mettre les pieds à la salle : mais parce que chaque chose fait partie d’un tout, et a sa fonction propre. J’utilise aussi une méthode de travail avec Franck Martini que nous avons expérimenté qui devrait augmenter l’efficacité des frappes. Nous verrons bien. En tout les cas, je n’ai aucune excuse. Je suis prêt. Et j’ai trop souffert à l’entraînement pour laisser passer ma chance.

NB: Que sais tu de Nedjadi ?
MA: J’ai sparré quelquefois avec Mohammed pour l’aider dans ses préparations de combat. C’est de bonne guerre sur Marseille. Mais nous avions alors de gros gants et la consigne dans mon coin n’a jamais été de mettre en grande difficulté celui qui prépare un rendez vous, c’est évident. Et puis, il faut préserver ses chances de pouvoir travailler avec des boxeurs différents. Si on met le paquet à l’entraînement, il y a peu de chance que celui qui veut gagner en confiance vous propose ensuite de sparrer à nouveau avec lui. En boxe, on n’avance par seul. Donc, on ne peut pas prédire grand chose. Ce que je peux affirmer, c’est qu’il a plus d’expérience que moi, et qu’en boxe, ça compte beaucoup. J’ai du retard et je ne pars donc pas favori. C’est une chose logique. Moi, je dois faire mes preuves. Lui, il les a déjà faites, devant d’excellents boxeurs depuis douze années, notamment en faisant la limite devant Shkalikov et Siluvangi. Il ne peut que bonifier tout cet acquis.

NB: Quels sont ses points forts ?
MA: C’est quelqu’un qui a une vie saine, qui s’entraîne régulièrement et qui court tous les jours. Il est très sérieux, déterminé, et ne prend pas un combat à la légère. Mais, selon moi, et c’est une remarque tout personnelle partagée par Franck, je ne crois pas que la boxe ait un grand rapport avec l’athlétisme !(Il sourit malicieusement). Mais si je peut devenir comme aujourd’hui un peu taquin parfois, c’est mon côté méditerranéen, cela ne m’empêche jamais d’être toujours très respectueux de mes adversaires, sur le ring comme en dehors.

Je voudrais ajouter un mot pour remercier, même si je préfèrerais le faire avec la ceinture de champion, tout ceux aussi qui ont cru en moi et qui m'ont donné la chance de m'exprimer : d'abord celui qui a lancé ma jeune carrière et qui m'offre des opportunités de boxer régulièrement, mon entraîneur Hamid Zaïm et mes supporters du Nord. Toute ma gratitude au Conseil Général de Champagne Ardennes et à son Président, et bien entendu à mes sponsors, Messieux Rouny Francis et Nika Christian qui investissent sur notre image et qui sont tout autant décisifs. Si j'en suis là, c'est aussi grâce à eux tous...

Par Pierre Roldos, le 19 Novembre 2006      

AMAR STOPPE NEDJADI !!!!!

L'invaincu Mehdi Amar (24 ans, 13 victoires dont 9 avant la limite) est devenu champion de France "par intérim" en battant Mohammed Nedjadi (39 ans, 14 victoires dont 7 expéditives, 4 défaites et 1 nul) par arrêt de l'arbitre à la 8ème reprise, vendredi soir, salle Jean Roure, aux Pennes Mirabeau (Bouches du Rhône).
Comme prévu le combat a été très tactique et la lutte entre les deux Marseillais intense. Nedjadi, dans une forme physique incroyable, est toujours en mouvement et ne permet pas à Amar d'enchaîner. Celui-ci ne peut pas non plus s'approcher car son adversaire multiplie les accrochages, il recevra d'ailleurs un avertissement à la sixième reprise.
Au début de la huitième reprise, Amar, qui mène aux points, trouve l'ouverture et envoie son adversaire au tapis. Nedjadi se relève mais le combat a tourné définitivement et l'arbitre l'arrête peu après pour lui éviter une punition inutile...


Ce n'est pas fini !

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